Journalistes pour la Promotion de la Démocratie et des Droits Humains

JPDDH lance le projet : « Table ronde sur la fiscalité »

31 Mars 2014, 15:07pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

Ce projet « Vulgarisation des taxes des entités territoriales décentralisées, ETD: Mairie de Bukavu et Commune de Kadutu» Emission « Table ronde sur la fiscalité » est exécuté par JPDDH avec l’appui financier de DAI- PBG- USAID
Il vise à contribuer à la transparence dans la perception des taxes des Entités Territoriales Décentralisées spécialement la mairie de Bukavu, les communes d’Ibanda et de Kadutu.
« Tout au long de l’exécution de ce projet nous allons vulgariser la nomenclature auprès des contribuables ; sensibiliser les citoyens au civisme fiscal en implantant un climat de confiance entre eux et les autorités et inciter les ETD à rendre compte sur les réalisations de taxes prélevées dans leurs entités » explique Prince Murhula, coordinateur de JPDDH.
Plusieurs activités vont être réalisées à ce titre pendant trois mois afin d’atteindre cet objectif. Entre autre des émissions, des spots éducatifs, des formations et conférences.

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ECOLE TECHNIQUE DE JOURNALISME

27 Janvier 2014, 14:41pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

 

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L’ETJ  (Ecole technique  de journalisme) est un programme exécuté par l’organisation  « Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains  », JPDDH, en partenariat avec l'Ong canadienne "Journalistes pour les droits humains", JDH, visant à promouvoir une information juste et saine dans les médias, contribuer à la liberté d’expression par la professionnalisation des journalistes et acteurs des médias.

L’ETJ  vient contribuer, aux côtés des institutions supérieures et universités de formation des journalistes à la formation pratique des journalistes en accordant une formation pratique aux futurs animateurs des médias et assurant un recyclage permanent des journalistes praticiens.

 

En effet, dans la province du Sud Kivu, plus de 90% de journalistes œuvrant dans les médias tant de la presse audiovisuelle que de la presse écrite sont recruté sans aucune formation préalable. Ce qui fait que des journalistes, techniciens et autres intervenant dans les médias qui n’ont reçu aucune
formation préalable se forment sur le tas.


Une situation dangereuse au vue de la noblesse du métier et qui est malheureusement généralement occasionnée par un manque total d’institutions (écoles ou centres de formation pratiques), pouvant leur permettre de bénéficier d’une formation pratique avant de se lancer dans la profession mais aussi à ceux-là qui sont déjà dans la profession de se mettre à jour.

 

La conséquence est que la plupart des  journalistes et médias  se caractérisent ouvertement par l’amateurisme, la violation criante de l’éthique, de la déontologie et normes journalistiques de base, le clientélisme, le manque de professionnalisme ; etc. Ce qui est dangereux face à la communauté au
service de la quelle œuvrent les médias. L’Ecole  vient combler ce vide  en donnant aux personnes désireuses d’entrer dans la profession une
formation de base crédible et assurer un recyclage permanent aux journalistes praticiens ou des hommes et femmes issus des médias afin de l’amélioration  de  la qualité de l’information et du journaliste du Sud Kivu dans un premier temps et d’autres provinces congolaise en second lieu.

 

Le souci majeur est aussi celui de contribuer à l’amélioration de la liberté de la presse à travers une classe de journalistes plus responsables, plus objectifs et mieux outillés.


Deux niveaux de formations sont accordés au sein du centre.


Le niveau 1 ou niveau de base qui concerne les nouveaux venus dans la profession du journalisme, les journalistes n’ayant reçu aucune formation de base et les étudiants en quête de remise à niveau technique et pratique.


Le niveau 2 qui vise pour sa part des praticiens routiniers donne des programmes particuliers de spécialisation selon différents domaines et selon des types des médias.

Pendant la durée de leur formation, les étudiants animent un journal-école  et un blog sur internet leur donnant ainsi le maximum de temps de pratique. Ils passent également un stage d’un mois dans un média audiovisuel.

Après chaque cycle de formation, les étudiants sont  évalués par un jury indépendant constitué des institutions de régulation de la presse, enseignants d’universités, des organisations professionnelles indépendantes et des cadres des médias spécialistes du domaine.

Début des cours: 20 février 2014

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Environ 1000 enfants recrutés dans les groupes armés entre janvier 2012 et Août 2013 en RDC

25 Octobre 2013, 15:17pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

Environ 1.000 cas de recrutement d’enfants par des groupes armés ont été vérifiés par la MONUSCO, entre le 1er janvier 2012 et le 31 août 2013, principalement dans le Nord-Kivu.

Selon le rapport publié mercredi 23 octobre à Kinshasa, des groupes armés tel les « Nyatura, Forces démocratique pour la libération du rwanda (FDLR) et le mouvement du 23 mars (M23) ont été identifiés comme ayant respectivement recruté « 190, 137 et 124 enfants au sein de leurs  groupes durant la période considérée.

Les enfants victimes de recrutement dans les rangs de ces groupes armés ont été également victimes et témoins d’autres violations graves des droits de l’enfant telles que le viol, l’enlèvement, le meurtre et la mutilation, poursuit le rapport.

« Cette situation est inacceptable et elle dure depuis trop longtemps dans l’impunité. Le recrutement d’enfants au sein des groupes armés est un crime, et détruit la vie des victimes qui sont forcées de faire des choses dans lesquelles aucun enfant ne devrait être impliqué. Nous devons arrêter cela maintenant. Un cas de recrutement d’enfant est un cas de trop », a déclaré le Chef de la MONUSCO, Martin Kobler.

Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 24 octobre, la MONUSCO invite « fermement tous les commandants des groupes armés à cesser immédiatement ces violations graves perpétrées à l’encontre des enfants et à libérer inconditionnellement tous les enfants encore détenus dans leurs rangs ».

 

…………………………..

: La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique  du Congo (MONUSCO) se dit extrêmement préoccupée par des rapports persistants faisant état de recrutements d’enfants par des groupes armés en RDC. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, et demande à tous les acteurs d’aider à arrêter et empêcher cette grave violation des droits de l’enfant.

Selon le rapport publié aujourd’hui¹, Les groupes armés Nyatura, Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et Mouvement du 23 mars (M23) ont été identifiés comme ayant respectivement recruté 190, 137 et 124 enfants au sein de leurs groupes durant la période considérée.  

Les enfants victimes de recrutement dans les rangs de ces groupes armés ont été également victimes et témoins d’autres violations graves des droits de l’enfant, telles que le viol, l’enlèvement, le meurtre et la mutilation.  

« Cette situation est inacceptable et elle dure depuis trop longtemps dans l’impunité. Le recrutement d’enfants au sein des groupes armés est un crime, et détruit la vie des victimes qui sont forcées de faire des choses dans lesquelles aucun enfant ne devrait être impliqué. Nous devons arrêter cela maintenant. Un cas de recrutement d’enfant est un cas de trop », a déclaré le Chef de la MONUSCO, Martin Kobler.

La MONUSCO invite fermement tous les commandants des groupes armés à cesser immédiatement ces violations graves perpétrées à l’encontre des enfants et à libérer inconditionnellement tous les enfants encore détenus dans leurs rangs.

 

 

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Bukavu: 20 journalistes de la Radio SVEIN formés par JPDDH

28 Septembre 2013, 17:54pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

La formation a eu lieu du 10 au 20 septembre 2013 à Bukavu. Elle a été organisée par l’organisation Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains, JPDDH, en collaboration avec la communauté des églises Monts des Oliviers de Bukavu.

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                                                                                                         Photo de famille, cérémonie de remise des brevêts

Pendant 10 jours, ces journalistes ont été formés sur l’éthique et la déontologie des journalistes, la responsabilité sociale du journaliste, la conception des programmes et animation radio,  les techniques de rédaction et les médias des droits humains.

Quatre jours ont été consacrés à la partie théorique et six à la pratique journalistique. ˮ Nous avons appris comment rédiger une information constructive et comment se comporter sur terrain en tant que journaliste responsable ˮ a souligné Salomon Shukrani, un des participants.

ˮ C’est la première fois que je reçois une formation comme journaliste. J’ai appris beaucoup de choses que j’ignorais complètement. Aujourd’hui j’ai retenu que je dois être une bonne journaliste pour toute ma vie ˮ  témoigne  Faida Cibanvunya, participante.

 

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 Au cours de cette formation, les journalistes ont appris à écrire et diffuser les informations liées aux droits humains et le respect de la éontologie. 

ˮ J’ai aussi retenu le rôle que j’ai comme journaliste dans la promotion de la démocratie mais aussi dans l’éducation de la communauté aux valeurs de paix, de réconciliation et de la bonne gouvernanceˮ  a témoigné Usachi Sammy, participant, à l’issue de la formation.

Le Directeur de la Radio Svein, Augustin Muzigirwa, a loué le ˮ souci de JPDDH  de rendre professionnels et responsables les journalistes de sa radio et des autres radios de la région ˮ.  Il a appelé ses journalistes à mettre en pratique les notions acquises au profit des communautés locales et pour l’émergence d’une information constructive. 

Pour Prince Murhula, formateur et coordinateur de JPDDH, cette formation a été une bonne expérience pour son organisation. Il a remercié à son tour les responsables de la Radio Svein ˮ pour avoir accepté de travailler avec son organisation en vue d’outiller ces journalistes ˮ.  Il a aussi encouragé les participants à la pratique d'un journalisme qui promeut les droits humains, la bonne gouvernance et la démocratie . En passant, le coordinateur de JPDDH a aussi souligné que cette formation pourra s’étendre dans d’autres médias du Sud Kivu. 

Soulignons que la cérémonie de remise des brevêts aux participants a eu lieu ce samedi 28 septembre 2013. C’était en présence des responsables de l’UNPC sud Kivu, les autorités locales et les responsables de la radio.

La radio Svein est une nouvelle radio de Bukavu qui émet sur la fréquence 106.7 Fm. Elle a été initiée par la communauté des églises Monts des Oliviers. Son siège est situé à Muhumba (derrière le lycée Cirezi) dans la commune d’Ibanda. Cette cérémonie a aussi coincidé avec celle du lancement officiel de la Radio.

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Sud Kivu : ˮ La justice aussi s’achète ˮ

25 Septembre 2013, 13:56pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

 

APhoto-justice.jpegller en justice en RDC suppose dépenser beaucoup d’argent. Au sud Kivu, les pauvres ont souvent du mal à s’en sortir. Surtout qu’en d ehors des frais de justice certains juges véreux exigent aussi d’autres frais illégaux pour trancher le litige.


ˮ Maintenant il faut apprêter l’argent à donner aux juges qui ont siégé pour gagner ton procès ˮ lance Maître Georges* à son client au sortir de l’audience du tribunal de grande instance de Bukavu, ce matin du mois d’Août 2013.

Maître Georges vient, en effet, de terminer ses plaidoiries il y a quelques minutes. Mais malgré que les débats au tribunal se soient passé en sa faveur, il n’est pas aussi sûr qu’il en sera autant lors du jugement. ˮ Nous avons toutes les pièces essentielles pour gagner ce procès mais pour des juges souvent l’argent l’emporte sur les pièces ˮ confie-t-il à son client.

Dans les juridictions du Sud Kivu, nombreux juges exigent l’argent aux parties en procès pour influencer les choses à leurs avantages. On appelle cette  pratique ˮ Diligenter son dossier ˮ.

Ainsi, la partie qui « diligente » a toutes les chances de remporter le procès. ˮ Un juge m’a  dit un jour : Maître, dis à ton client de venir diligenter s’il veut gagner ce procès ! ˮ se rappelle Maître Léon Bitakuya, Défenseur Judiciaire au tribunal de grande instance d’Uvira. Son client qui se disputait un lopin de terre avec son voisin a donné 300 dollars américains au juge et a remporté le procès. ˮ si on ne l’avait pas fait on aurait perdu le procès, c’est évident ˮ confie-t-il.

Toujours à la recherche de l’argent frauduleux, d’autres juges vont loin jusqu’à monnayer le prononcé du jugement. Dans ces cas, si les parties ne payent pas, le jugement est gelé parfois même pendant des années.

 ˮ En avril dernier, j’ai introduit un dossier pour solliciter le changement du nom de ma cliente. La loi prévoit que dans des telles affaires le juge se prononce dans les 30 jours.  Mais ça fait déjà 5 mois que j’attends en vain le jugement. Le juge exige avant tout de l’argent que ma cliente n’a pas ˮ  confie Maître Justin Akenge, défenseur judiciaire au tribunal de grande instance de Bukavu. Il y a un mois, il a écrit au président du tribunal de grande instance de Bukavu pour dénoncer l’acte de ce juge mais ˮ aucune réaction jusque-là ˮ.

 

Une pratique courante

Selon Maitre Marcellin Mambo, avocat au barreau de Bukavu ˮ  nombreuses personnes qui pensaient être en droit ont perdu des procès pour avoir manqué l’argent à donner aux juges ou négliger de le faire ˮ.

C’est le cas de madame Sifa, 48 ans, veuve et mère de 8 enfants,  ˮ j’avais le certificat d’enregistrement de la maison et toutes les autres pièces nécessaires. Je n’avais pas l’argent que m’exigeaient les juges alors ils ont donné raison aux frères de mon défunt mari qui m’ont fait déguerpir  de la maison qu’on se disputait. Grâce à leur argent ils m’ont volé mon droit… ˮ raconte-t-elle larmes aux yeux.

Sur une radio locale, en avril dernier,  le premier président de la Cour d’appel de Bukavu a affirmé avoir entendu parler de ˮ ce phénomène ˮ regrettant de ˮ n’avoir jamais vu quelqu’un venir s’en plaindre ˮ. Il a appelé les personnes à qui un juge exige de l’argent de venir lui en informer immédiatement pour que ˮ tous les juges fautifs soient sanctionnés selon la loi ˮ.

Mais sous anonymat, un juge affirme que cette situation est généralisée dans toutes les instances de la justice congolaise. Pour lui, ceci est la conséquence du mauvais traitement des magistrats par l’Etat congolais pour qui ils travaillent. ˮ L’Etat ne nous donne pas les moyens nécessaire pour assurer notre indépendance : Pas d’émolument (salaire) digne à notre statut, pas de moyens de transport ni des allocations familiales, souvent pas de frais de logement... C’est normal que l’on soit tenté par l’argent des justiciables pour combler ce vide ˮ confie-t-il.

Pourtant les articles 45 à 48 de la loi sur le statut des magistrats érigent en faute disciplinaire ˮ tout manquement par un magistrat aux devoirs de son état, à l’honneur ou à la dignité de ses fonctions ˮ sous entendant aussi le fait d’exiger de l’argent aux parties. Les sanctions pour les magistrats coupables peuvent aller dans ce sens du blâme à la révocation selon la gravité des faits.

ˮ En exigeant ou prenant cet argent, ces magistrats se rendent aussi coupable de la corruption et la concussion, deux infractions graves punies de lourdes peines de prison ˮ martèle Me Pappy Kajabika, responsable de l’Ong Vision sociale, une organisation des droits de l’homme. L’avocat estime que le manque de prise en charge des magistrats ne peut pas justifier ce comportement illégal.

Suite aux magouilles opérées par des juges des cours et tribunaux du Sud Kivu, nombreux habitants préfèrent régler leurs différends à l’amiable. C’est le cas de Fabrice, petit commerçant, qui s’est fait escroqué 1000 dollars américains  en mai dernier. ˮ J’ai retrouvé l’escroc, sa famille a proposé de me dédommager avec une vache (500$) en contrepartie de l’argent escroqué et j’ai accepté ˮ atteste-t-il.

Fabrice qui avait les moyens de saisir la justice ne l’a pas fait. ˮ Je n’ai pas confiance en la justice elle est généralement corrompue. C’est pourquoi je n’y suis pas allé. En plus avec elle je n’obtiendrais même pas le peu que j’ai eu à l’amiable ˮ.

 

Une affaire des riches

Pour nombreux, la corruption dans la justice consacre l’impunité dans tous les secteurs de la vie. franc-congolais-nvelle-coupure.jpg

Pour Solange Lwashiga, secrétaire exécutive du Caucus des femmes du Sud Kivu, une Ong de défense des droits de l’homme, ˮ suite à la corruption, la justice est devenu une affaire des riches en RDC et au Sud Kivu en particulier … ˮ.

ˮ On voit ainsi que chaque fois qu’un pauvre est opposé à un riche en justice, le pauvre a toutes les chances de perdre le procès. Il en va de conclure qu’ici la justice aussi s’achète ˮ conclu Jean Morro Tubibu, responsable du Groupe Jérémie, ong de droit de l’homme.

Pour que cesse cette pratique devenue courante dans les cours et tribunaux du Sud Kivu, Maître Pappy Kajabika estime qu’  ˮ il faut sanctionner les magistrats impliqués dans la corruption en appliquant la loi pénale ˮ.

Pour lui, la suspension ou la révocation des magistrats impliqués ne suffisent pas. ˮ Il faut aussi des condamnations publiques des magistrats corrompus, qu’ils purgent aussi effectivement le maximum des peines de prison prévues par la loi. Cela servira d’exemple et dissuadera les autres magistrats à poursuivre avec cette pratique qui souille l’image de la justice de la RDC ˮ conclu-t-il.

 

*Georges, prénom d’emprunt, la  source ayant requis l’anonymat


Prince Murhula Mushagalusa

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JPDDH : L’émission « A Nous la parole » évaluée avec succès

13 Septembre 2013, 18:25pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

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81, 61 %, c’est la côte décernée à JPDDH après l’évaluation de l’émission « A nous la parole" produite avec l’appui financier de DAI USAID. Ce programme a été produit en partenariat avec l’Association des femmes juristes congolaises « AFEJUCO ».

L’atelier d’évaluation s’est tenu ce vendredi 13 septembre 2013 dans la salle des réunions de DAI-USAID à Nyawera dans la commune d’Ibanda.

Il a connu la participation de 25 personnes issues de la société civile, les médias, les organisations féminine et les experts de DAI.

Les participants ont analysé l’impact de ce programme dans le changement des comportements dans les communautés locales du Sud Kivu. Ils ont également critiqué ces émissions produites par JPDDH tant dans leur forme que dans leur fond.IMG_5006.JPG

Ils ont loué l’équilibre, l’objectivité ainsi que la qualité de conduite des débats par les présentateurs lors dans ces émissions.

Les experts de DAI ont encouragé JPDDH à poursuivre dans cette voie pour contribuer davantage à la promotion des droits de l’homme et de la femme en particulier dans la province du Sud Kivu et en République démocratique du congo en général.

Rappelons que l’émission « A nous la parole » a été lancé en juin 2013 par JPDDH en partenariat avec AFEJUCO et avec l’appui financier de DAI USAID. Elle a été diffusée sur 6 radios locales partenaires à l’organisation. Il s’agit de la radio Maendeleo, Radio Iriba, Radio Neno la Uzima, Radio Universitaire ISDR, Radio Maria et radio Vision Shala toutes de Bukavu. 

IMG 5012A l’issue de l’évaluation, il a été recommandé à JPDDH et à ses partenaires d’élargir ces programmes dans les milieux ruraux et d’associer des radios communautaires rurales/

Cette activité était organisée sur initiative de DAI.

Le programme visait à donner la parole à la femme leader et faire participer l’homme aux côtés d’elle afin de lutter contre les violences dont elle est victime dans la communauté.

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Bukavu :dur départ dans la vie pour les bébés d'enfants de la rue

3 Août 2013, 19:38pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains




Bien souvent abandonnés par leurs jeunes parents, les bébés des enfants de la rue ne peuvent compter que sur
leur grand mère pour les recueillir. Rares sont les géniteurs qui arrivent à les élever eux-mêmes. Pourtant ils espèrent tous que leurs petits aient une meilleure vie qu'eux.



Une foule regarde, le samedi 20 juillet, une bande des garçons et filles de la rue qui se baignent ensemble dans le lac Kivu non loin du marché Beach Muhanzi dans la commune de Kadutu à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. "Nous sommes des copains, des mariés comme vous", crie une gamine, une fine robe de nuit mouillée faisant ressortir une petite poitrine, comme pour narguer les badauds. La scène n'étonne guère l'animateur du Programme diocésain d'encadrement des enfants de la rue (Peder), Jean Jean Saizonga, qui explique que le marché proche est le principal foyer des filles de la rue de la ville. "Bukavu en compterait aujourd'hui un millier. Nous en avions déjà dénombré une centaine en 2008. Certaines s'accouplent avec leurs collègues garçons de la rue, attrapent des grossesses et mettent au monde", affirme-t-il.

Le responsable de Vision sociale, Me Pappy Kajabika, ajoute que son association a dénombré depuis janvier une vingtaine de bébés nés des enfants de la rue. "La plupart de ces jeunes filles accouchent chez leurs parents où elles rentrent lorsqu'elles sont presque à terme.
Elles quittent le toit parental, y abandonnent leurs bébés quand ces derniers atteignent huit ou neuf mois et retournent se prostituer dans la rue", explique cet avocat. Selon un animateur du Peder, d'autres vont abandonner leurs nourrissons devant des couvents de religieuses qui les amènent dans des centres de récupération des enfants de la rue parce qu'il n'y a pas d'orphelinats dans la ville.  On en retrouve certains dans des lieux publics.



Les grands-mères en première ligne

Un nourrisson couvert de linges en pagne usé marche à quatre pattes sous les étals de viande de porc au grand marché de la commune. La vendeuse Wabiwa accourt, la rattrape, et lui donne un biberon de bouillie. "Tu es la mienne mais non celle de cette 'salope' qui t'a mise au monde en février dans ce marché, mon lieu de travail", chantonne-t-elle en dorlotant le bébé qui est celui de sa fille, Guilaine, 15 ans. Déjà embrumée par le  chanvre et ivre de bière de banane (kasikisi) à 11 h du matin dans un débit de boissons avoisinant, celle-ci lorgne la scène et marmonne : "Ma mère fera de cet enfant une grande dame".

A une dizaine de kilomètres de là, dans les bananeraies de Mushekere à Kasha, Johny (3 ans) se dispute une balle en chiffon avec ses amis. Il se sent très seul et pleure. Selon les voisins, sa grand'mère paternelle qui le garde, Marie, descend chaque jour vendre des patates douces non loin de la place de l'Indépendance où son père Buhendwa (17 ans) lave les véhicules et fait le portefaix. "Je monte visiter Johny le jour où je parviens à réunir 7 500 ou 8 000 Fc (8 ou 9 $) Je l'inscrirai à l'école et il aura une vie meilleure que moi. Sa mère Tabu me traite de vaurien et se prostitue . ", regrette-t-il. Selon Marie, celle-ci est une gamine d'environ 14 ans qui est venue lui déposer un gosse qu'elle a eu avec son fils. "Je le garde pour conserver la lignée de mon mari qui vit à Izege, à une cinquantaine de kilomètres de Bukavu. Celui-ci m'a répudiée après avoir pris une seconde femme", déclare-t-elle, entonnant une chanson religieuse.



Leur offrir un avenir

Pour le commandant adjoint de la police de la protection de l'enfance dans la province du Sud-Kivu, le major Justin Byamungu, la garde des bébés des enfants de la rue est difficile parce que les parents de ces enfants sont soit séparés soit très pauvres. "Celles qui les gardent viennent se plaindre que leurs géniteurs ne les aident pas à les nourrir et ne se soucient pas de les inscrire à l'Etat civil. Comme les enfants nés de viols, ces bébés des enfants de la rue devraient avoir des pères sur décision judiciaire", explique-t-il. Pour Me Dismas Kitambala, consultant à l'association Fondation Solidarité des Hommes (FSH), rares sont les actes juridiques de paternité judiciaire ou d'adoption des enfants. "La société considère comme tuteurs les
parents qui donnent leurs noms et prennent en charge les bébés nés de leurs fils ou filles de la rue", affirme ce défenseur judiciaire des enfants en conflit avec la loi à Bukavu.

Certains jeunes de la rue font cependant le maximum pour élever au mieux leurs enfants. Comme Alphonsine M. dont témoigne la fillette porte le nom de son grand-père paternel. "Grâce à FSH qui a financé mon apprentissage de la mécanique pendant neuf mois, je la garde comme la prunelle de mes yeux. J'ai oublié son père géniteur et je ne veux plus vivre avec des hommes", déclare cette ancienne fille de la rue aujourd'hui employée dans un garage, qui habite une cabane en terre battue dans la commune de Kadutu. Cet ancien caïd des enfants de la rue au Feu rouge lui est devenu  taximan. "Je promets un bel avenir à mon fils, sourit-il. Le fait d'avoir été enfant de la rue n'est pas comme la bosse d'un bossu dont on ne peut s'en débarrasser. Je n'en ai aucune tare."

Dieudonné Malekera

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RD Congo : mal lotie, l’UNPC peine à fédérer les journalistes

3 Août 2013, 15:12pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

 La coordination de l’Union nationale de la presse du Congo (Unpc) au Bas-Congo donne l’aperçu de ce qu’est le syndicat des journalistes : mal loti, sans moyens et méconnu, il manque de pouvoir.

C’est dans une cave de moins de 3m² en ville basse à Matadi que fonctionne la section de l’Union nationale de la presse du Congo (Unpc) au Bas-Congo. Elle est louée par le patron d’Interpresse, une maison de vente des livres, des journaux et des fournitures de bureaux. La corporation des journalistes a transformé cette pièce exiguë en son bureau. Les deux tables qui l’ornent ont été offertes par Interpresse, l’unique ordinateur et les trois chaises en plastique achetés par le président sectionnaire de l’Unpc. "C’est dans ces conditions que nous fonctionnons. Nous n’avons pas de moyens financiers. Nous nous débrouillons", explique Dieudonné Muaka.
La situation n’est guère reluisante dans les autres provinces de la RD Congo : à Kisangani, au Bandundu, à Lubumbashi et à Bukavu. Dans ces deux villes au moins l’Union a ses bureaux au sein de la Maison de la presse. "Nous ne la voyons que lors de la journée mondiale de la presse et d’autres fêtes ou quand on arrête un journaliste. Elle est inexistante le reste du temps", témoigne un journaliste de Bukavu.
Pour se réunir lors des journées internationales et nationales de la presse, au Bas-Congo la corporation se tourne vers les autorités politiques. "Elles nous font marcher souvent et cela nous gêne, voilà pourquoi quand nous n’avons pas d’argent nous n’organisons rien", affirme Dieudonné. Mal lotie, cette Union qui fait office de syndicat des journalistes et s’occupe de l’autorégulation passe inaperçue à leurs yeux. "Je ne connais même pas l’Unpc ni son président", avoue une journaliste de la Radio télévision nationale congolaise, chaine provinciale.

Besoin de créer d’autres associations
D’autres journalistes en font fi. "Chez nous l’Unpc n’existe pas. Comment expliquez que sur près de 100 journalistes de Mbanza-Ngungu, seuls trois possèdent de carte de presse", se demande Jean-Luc Kissakanda, journaliste à la radio Ntemo. Elle est concentrée à Matadi et Boma alors que parmi les 32 radios communautaires de la province, seules six sont dans ces villes".
L’absence de l’Unpc à l’intérieur du Bas-Congo n’est pas sans conséquences. La profession est envahie par des gens qui n’en ont pas qualité. "C’est souvent la cause des procès contre certains journalistes parce qu’ils ne connaissent rien de l’éthique et de la déontologie du métier", regrette Muaka. Rien ne marche du côté du comité national qui s’apparente à un club d’amis et qui n’entre même pas en contact avec nous".
Les nombreuses invitations lancées aux journalistes pour s’acquitter de leurs cotisations et soutenir la corporation n’aboutissent pas. Seule la RTNC, chaîne provinciale avait commencé à s’en acquitter. "A quoi bon payer ces cotisations car quand nous avons de problèmes à Muanda, nous ne voyons pas l’Unpc", réagit une journaliste.
Se sentant délaissés, les journalistes des territoires comme Luozi et Mbanza-Ngungu ont mis en place des associations. Mais le ministère de la presse a refusé de les reconnaître. "Notre but est de mettre ensemble près de 200 journalistes qui prestent dans les districts des cataractes et Lukaya et qui ont besoin de soutien et d’encadrement", argumente Jean-Luc de Mbanza-Ngungu.

 

Pléthore d'associations de journalistes inactives
Journalistes spécialistes de l'environnement, du sida, de l'agriculture, Journalistes humanitaires ou amis des enfants, club des journalistes amis de la croix rouge.… Les associations de journalistes sont multiples à Bukavu comme dans toute la RD Congo. Pas une formation de journalistes sur un thème sans que ne soit suggérée en fin d'atelier la création d'un réseau ou d'une association que ce soit sous l’impulsion des bailleuses de fonds, des Ong qui ont organisé cette formation et veulent voir leurs activités relayées dans les médias, ou des journalistes pensant qu'ainsi ils auront des financements.
Ces associations lancées à grand renfort de communiqués dans la presse sont le plus souvent mortes nées. Elles ne font strictement rien sinon dire parfois qu'elles existent. Sans projet, sans objectifs concrets précis, sans motivation pour développer des activités, sans réflexion collective pour trouver des moyens de fonctionnement, elles n'existent le plus souvent que sur le papier.
Certains journalistes en tirent profit individuellement comme Janvier Murhula, un journaliste sportif qui se réjouit : ″N’eût été ma qualité de journaliste, je n’aurais jamais visité Lubumbashi ni voir le T.P. Mazembe jouer″. D'autres liés aux Ong aussi : ils font souvent leur communication moyennant finances. Mais s'ils sont collectivement appelés par ces Ong pour couvrir leurs activités, ils n'alimentent pas pour autant les caisses de leur association...
A Bukavu, celles qui sont dynamiques et actives sont rares. L’Association des femmes des médias (AFEM) impulsée par l’institut Panos Paris, est l'une d'elles. Elle bénéficie aujourd’hui de plusieurs financements extérieurs et s’est spécialisée dans la production des émissions sur les violences sexuelles.
De même le Club des journalistes sensibles aux conflits qui regroupe des journalistes des radios de la ville produit des émissions et des débats sur des questions de l’heure diffusés dans toutes les radios de la province ou les Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains (JPDDH) qui produisent des émissions et reportages sur les droits de l'homme, la démocratie, la bonne gouvernance, les violences sexuelles et le genre.
Des exceptions qui confirment la règle…


Thaddée Hyawe-Hinyi, Alphonse Nekwa Makwala

(Syfia Grands lacs)

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RDC : l’UNPC appelle ses membres à l’unité pour le prestige du métier de journaliste

22 Juillet 2013, 15:58pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

 

 

A l’occasion de la journée nationale de la presse célébrée lundi 22 juillet en RDC, l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC) a appelé ses membres à s’unir et améliorer le prestige de leur profession. La corporation a salué le travail abattu par les journalistes, mettant en exergue le courage et la bravoure de ceux qui œuvrent dans les zones troubles du pays.

 

 Michel Momat Mwana-Sompo, président de l’UNPC, regrette que la profession journalistique soit infiltrée par des «moutons noirs» qui, selon lui, n’ont ni la qualité, ni l’expérience, et encore moins la formation voulue pour exercer le métier de journaliste.

«Des gens vont arnaquer les autorités. Ça ne nous honore pas. Ce qui veut dire que, quelque part, il y a à critiquer. Nous devons faire une introspection», a-t-il estimé.

 

Il annonce la prochaine organisation des états-généraux de la presse pour passer en revue la situation de la profession.

Par ailleurs, la Commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC, tribunal des pairs des journalistes, a décidé d’exclure de la profession le journaliste Pierre Yula Omombo, éditeur du journal Libre Débat.

 

L’UNPC lui reproche d’avoir divulgué ses sources d’information en violation du code d’éthique et de déontologie. Cette dénonciation jugée calomnieuse a entrainé la révocation de quatre agents de l’Office congolais de contrôle (OCC).

 

Radio Okapi

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Nord-Kivu: Le désarmement des rebelles, plus que jamais d'actualité

22 Juillet 2013, 15:47pm

Publié par Journalistes-Démocratie-Droits Humains

 

 Ces derniers jours, la tension est à nouveau vive près de Goma (Nord-Kivu) avec la reprise des combats entre armée régulière et M23. La population attend avec inquiétude la mise en place effective de la force internationale et la poursuite du désarmement des milices rebelles.

 

Depuis dimanche dernier 14 juillet, les bombardements et les tirs d'armes légères ont repris à Mutaho, à une dizaine de kilomètres de Goma. C'est de nouveau le face-à-face entre les Forces armées de la RD Congo et les rebelles du M23. Malgré la violence des combats, les positions n'ont pas évolué et les FARDC maintiennent le M23 à distance de la capitale du Nord-Kivu. L'inquiétude va grandissante, mais les habitants de Goma continuent de vaquer à leurs occupations, suivant avec attention les messages plutôt rassurants diffusés sur les antennes de la RTNC.

Pour certains, ces affrontements risquent de ralentir le processus de désarmement en cours des nombreuses milices qui sévissent dans la province. De plus en plus de miliciens déposent les armes, depuis l'annonce des traques qui seront organisées par la brigade internationale des Nations Unies, en appui aux forces régulières congolaises.

Cette force internationale, qui a commencé à être mise en place et doit, en principe, être opérationnelle ce mois de juillet, constitue pour beaucoup d'habitants de la région, une lueur d'espoir vers la fin de la violence qui dure depuis des décennies. "Nous avons beaucoup souffert, nous espérons que cette brigade internationale va aider l'armée gouvernementale à anéantir toutes les rebellions, y compris le M23. Ces milices ont complètement déstabilisé nos vies", confie un jeune motard qui, avec six autres taxis motos, transportent gratuitement des commandos vers Mutaho, là où les FARDC font face au M23.

Pour inciter davantage de rebelles à quitter les rangs des groupes armés, des opérations de sensibilisation sont menées. Tous les jours, au marché central de Virunga comme dans tous les marchés publics de Goma, un haut-parleur diffuse un message préenregistré : "Dites à vos enfants qui commettent des exactions de déposer les armes et de se rendre à la Monusco. Ils ont le choix entre l'intégration dans l'armée ou le retour à la vie civile".

 

Des rebelles se rendent

Ces opérations de sensibilisation trouvent un écho auprès de certains rebelles qui commencent à déserter le maquis. C'est le cas à Masisi où "une trentaine de miliciens Nyatura se sont rendus aux FARDC", selon Dieudonné Tshishiku, administrateur du territoire.

Dans l'enceinte de la division de Désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR)de la Monusco, six jeunes attendent de se faire enregistrer comme ayant quitté la rébellion. "C'est mon grand-père qui m'a convaincu de quitter le maquis. Mais j'avais aussi la peur d'être pris par les FARDC et la brigade internationale", avoue l'un d'eux, qui sollicite une carte téléphonique pour inviter ses frères à se rendre comme lui. Selon Alexandre Essomé, responsable de l'Information publique de la Monusco à Goma, qui s'adressait à la presse le 10 juillet dernier, "il ne se passe pas une journée sans qu’au moins deux rebelles se rendent à la division DDRRR".

Quelques rares habitants de Goma manifestent leur ras-le-bol des opérations militaires qui n'ont guère mené à la fin des conflits dans le Nord-Kivu. Pour eux, la poursuite du dialogue est plus indiquée, avec l'implication des notables, hommes d'affaires et des autorités politiques. "Les rebelles et les militaires ne seront pas les seuls à périr lors des traques, des populations sans défense vont aussi y perdre la vie", affirme un défenseur des droits de l'homme.

Si les avis divergent entre ceux qui souhaitent la traque et ceux qui optent pour le dialogue, la mission de la brigade internationale est, elle, sans ambiguïté. Elle tient dans la résolution de l'ONU qui préconise des actions offensives "ciblées et robustes" avec comme objectif de "neutraliser et désarmer" les rebelles.

Mustapha Mulonda

(Syfia Grands Lacs/ RD Congo)

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