Bukavu: 30 journalistes formés sur la justice pénale internationale

29 Avril 2015 , Rédigé par Journalistes-Démocratie-Droits Humains Publié dans #Nos activités

Photo de famille à l'issue de l'atelier de formation, ph. Justin Nkumbarhi

Photo de famille à l'issue de l'atelier de formation, ph. Justin Nkumbarhi

Une trentaine de journalistes du Sud-Kivu vient d’être capacité sur la justice pénale internationale. Cette formation de trois jours a eu lieu dans la salle de formation de l’Ecole Technique de Journalisme, ETJ. Elle a été organisée par la Cour pénale internationale, CPI, Bureau de Kinshasa, en collaboration avec l’organisation Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits Humains, JPDDH du 8 au 10 avril 2015.

Durant ces trois jours, les participants ont été éclairés sur la CPI avec un accent sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre et en fin sur le traitement d’une information judiciaire.

Pour l’assistant chargé de sensibilisation de la CPI bureau de Kinshasa, Patrick Tshibuye, les crimes contre l’humanité incluent les actes commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile en connaissance de cette attaque. Parlant des crimes de guerre, ce sont de crimes commis sur une grande échelle et qui ne doivent pas présenter un caractère international tel qu’énoncé dans le statut de Rome.

Pourquoi cette formation cible les journalistes de Bukavu?

Margot Tedesco, coordinatrice des sensibilisations de terrain à la CPI en RDC, a invité les journalistes à capitaliser cette formation.« Les journalistes doivent en être informés car ils sont incontournables dans les sensibilisations des masses. Les populations doivent aussi être informées et sensibilisées sur les rôles de la CPI dans les affaires en République démocratique du Congo » a-t-elle estimée.

Selon Prince Murhula, coordinateur de JPDDH, ces échanges de trois jours ont posés un jalon sur la collaboration entre la presse du Sud-Kivu et la Cour pénale internationale. Il a par ailleurs invité les journalistes à mettre en application les notions apprises tout au long de cette formation « Il faut user du professionnalisme pour traiter une information judiciaire », a-t-il fait savoir.

Les bénéficiaires de cette formation n’ont pas caché leur satisfaction. « Cette formation m’a ouvert l’esprit sur le traitement d’une information judiciaire. Avant je pensais que la CPI était faite seulement pour les africains. Aujourd’hui, j’ai compris son mécanismes de fonctionnement », a signalé Rosine Migabo, journaliste de la Radio télévision ngoma ya Kivu, RTNK, participante à ces assises.

Justin Murhula Nkumbarhi

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