Bukavu : L’ong INAM plaide pour l’intégration des personnes vivant avec handicap dans les institutions publiques

28 Décembre 2012 , Rédigé par Journalistes-Démocratie-Droits Humains Publié dans #News

"Au sud Kivu il n’ya aucune personne vivant avec handicap dans les institutions publique" fait observer Blaise Bulonza de Saint Michel, coordinateur de l’initiative pour l’avenir meilleur, INAM.

  

Son organisation plaide depuis 2006 pour le respect des droits des personnes vivant avec handicap dans la province du Sud Kivu.

  

Selon cette organisation des droits de l'homme, nombreux préjugés sont régulièrement portés sur des personnes qui présentent un handicap physique" Elles sont souvent traitées d’invalides, de vaut rien. Pourtant elles ont des capacités intellectuelles qui peuvent contribuer au développement de la nation" fait observer le coordinateur d’INAM.

  

Cette discrimination et méfiance accrue vis-à-vis des personnes handicapées les poussent souvent à ne pas être pris en compte dans leurs révendications pour des nominations aux fonctions de prise de décisions dénonce le responsable de cette organisation.

 

"On décide toujours à notre place sans que nous ne soyons consulté et sans tenir compte de nos besoins" constate Blaise Bulonza.

 

Un droit et pas une faveur

 

La constitution de la République démocratique du Congo prévoit en son article 49 que "l’État a le devoir de promouvoir la présence de la personne avec handicap au sein des institutions nationales, provinciales et locales".

 

Cette disposition est le fondement du plaidoyer de cette organisation."Nous avons rencontré à plusieurs reprise le gouverneur et le président de l’assemblée provinciale du Sud Kivu pour notre plaidoyer" note Blaise Bulonza qui plaide pour qu’une mesure d’accompagnement soit prise afin de concrétiser cette disposition constitutionnelle.

 

 Par mesure d’accompagnement, l’Ong INAM s’attend entre autre que le gouvernement promeuve une discrimination positive en faveur des personnes vivant avec handicap. "Nous sollicitons par exemple que des personnes vivant avec handicap soient cooptées à l’assemblée provinciale ou nommées aussi à des fonctions ministérielles" précise Blaise Bulonza.

 

Malgré ces démarches, aucune réaction n’est venue de l’autorité jusqu’à ces jours fait observer le coordinateur de cette organisation.

 

Dans son discours, le 10 décembre dernier, le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Chishambo, a demandé aux personnes vivant avec handicap de postuler comme tous les autres citoyens pour qu’ils soient élus et exercer des mandats publics.

 

Sandra Safi et Prince Murhula

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