Goma: Les élèves sont privés des vacances suite à la guerre.

24 Décembre 2012 , Rédigé par Journalistes-Démocratie-Droits Humains Publié dans #News

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Victimes de guerre entre le M23 et les Fardc, les écoliers ne peuvent pas aller en vacances pour la fête de Noël et du Nouvel An.

 

« Voilà qu’en période de congé que nous continuons à aller à l’école pendant que c’est la période de vacance. La guerre, c’est vraiment mauvaise », se lamentent deux amis écoliers d’aviron dix ans pendant la matinée lorsqu’ils se dirigeaient à l’école.

 

Depuis la prise de Goma par le M23, le 20 Novembre dernier, les élèves ont cessé d’aller à l’école. Cela suite aux échanges des tirs et bombardement entre les éléments du mouvement du 23 mars (M23) ainsi que ceux des FARDC.

 

  Pendant 12 jours de l’occupation de la ville, c’est-à-dire le retrait du M23 et le retour de la force loyaliste, il a fallu ensuite compter deux semaine pour que les élèves reprennent timidement le chemin de l’école, sous tresse et traumatisme liés aux affres de la guerre.

 

« J’étais surpris de voir lorsqu’il y a un bruit soudain dans la salle, les élèves entraient sous les pupitres. Suite à ce traumatisme, il est difficile de faire assimiler la matière. Ces enfants méritent vraiment un repos», explique Amigo Tshola, enseignant à l’école primaire Mama Yetu

 

Profiter du congé pour le rattrapage

 

Certains, surtout ceux de la sixième année primaire et secondaire étudient de 8H jusqu’à 16H pour ne pas être en retard avec le programme national, en vue de présenter à temps opportun le Test nationale de fin d’études primaires (TENAFEP) ainsi que les examens d’Etat (EXETAT) pour le secondaire.

 

« Il est mieux de sacrifier le congé que de sacrifier toute une année d’étude, très bénéfique pour la vie future de l’enfant », dit Emmanuel Gashamba, Inspecteur Provincial de l’ Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP).

 

Pour Eric Ngusu, membre de l’Association pour les droits humains au Congo(ASPDHC), les enfants ont le droit de profiter de leur période de repos et de détente. Certes, dit-il, l’Etat doit faire un effort qu’une situation pareille qui nuit à la liberté des élèves ne reprend plus jamais.

From Live blog jdh

 

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