JPDDH : Les leaders communautaires de Walungu s’engagent à combattre les violences basées sur le genre dans leurs milieux

11 Juillet 2013 , Rédigé par Journalistes-Démocratie-Droits Humains Publié dans #Nos activités

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Ce mardi 9 juillet 2013, l’organisation Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains, JPDDH, a organisé une journée d’échange avec les leaders communautaires et cadres de base du territoire de Walungu.

L’atelier a eu lieu au Guest house Orhachibwire situé à Mugogo centre à 15 km de la ville de Bukavu.

L’objectif était d’amener les participants à s’engager aux côté des médias locaux dans la lutte contre toute forme de violences contre la femme dans leur milieu.

ˮ Nous avons échangé sur la constitution, le code de la famille, la loi sur les violences sexuelles et d’autres instruments nationaux et internationaux qui protègent les droits des femmes ˮ note Prince Murhula, formateur.

Les participants ont à leur tour dégagé différentes formes des violences basées sur le genre dont sont victimes les femmes à Walungu. ˮ Notamment l’exclusion à la propriété de la femme sur les biens, les viols, l’exclusion des jeunes filles à l’éducation, les violences au sein des ménages ˮ résume Marie Jeanne Mirhimanyo, enseignante d’école primaire.

IMG_2317.JPGSelon les participants, cette situation tient principalement des coutumes locales rétrogrades, des préjugés et des stéréotypes.

ˮ Selon notre coutume on pense par exemple que la femme mariée est une propriété de son mari et celui-ci peut faire d’elle tout ce qu’il veut. Ainsi les femmes sont battus dans leurs foyers comme des animaux et souvent répudiées sans raison. On pense aussi que la femme n’a pas droit de posséder un champ ou un héritage quelconque et même si elle en possédait, cela appartiendrait à son mari. On pense aussi que la femme ne peut pas diriger ni prendre parole devant un groupe d’hommes car sa place est dans la cuisine ˮ explique Matabaro Ntole, agent de l’état d’une soixantaine d’années.

Musaba Kahembe, chef de localité et représentant du chef de groupement reconnait ces faits et leur impact sur le développement et l’intégration de la femme dans la gestion de la chose publique. ˮ Je pense que si la coutume excluait la femme avant, aujourd’hui on doit voir autrement les choses car il y a beaucoup de droits qui lui sont reconnus par la loi et les instruments internationaux  mais qui continuent à être violés ˮ affirme-t-il.

Tous les 11 participants venus de différentes couches de la population locale ont pris l’engagement d’œuvrer ensemble en vue de combattre les formes des violences infligées aux femmes dans le territoire de Walungu.

Ils ont ainsi ont préconisé produire des émissions dans les radios communautaires de leur milieu, organiser des sensibilisations dans les églises locales pour la promotion des droits de la femme.

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