Nord Kivu: L’insécurité jusque dans les camps de déplacés

7 Janvier 2013 , Rédigé par Journalistes-Démocratie-Droits Humains Publié dans #News

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Au Nord-Kivu, les déplacés toujours plus nombreux, qui fuit les exactions des miliciens, ne sont pas vraiment en sécurité dans les camps infiltrés par des membres des groupes armés locaux. Les tracasseries, les vols et les tirs sont fréquents et la sécurité a du mal à s’imposer.



Parmi eux se trouvent aussi des bandits et des rebelles, qui profitent de ces mouvements de population pour intimider et voler les déplacés : "Nous avons toutes les catégories de gens ici, le M23 et autres miliciens qui fuient les combats et qui nous tracassent dans ce camp où ils sont également logé comme déplacés", relate T. B, un déplacés âgé de 63 ans, père d’enfants et victime des tracas.



Aussi, certains militaires des FARDC passent outre l'interdiction des armes dans les camps où ils viennent boire attirés par les femmes qui vendent des boissons, certaines d’entre elles étant des femmes de militaires ayant fui les combats. Leur présence est également source d’insécurité.



"Jaloux, un soldat est arrivé dans le logis de sa concubine vendeuse de mandrakwa (boisson alcoolisée obtenue par la fermentation du maïs). Pendant que je buvais, il a commencé à me frapper avec la crosse de son arme en prétendant que j’étais venu la courtiser", explique Moïse Sebagenzi, hospitalisé au centre de santé Mugunga I.



Les logis qui abritent ces victimes des guerres n’ont aucun mécanisme de protection. Seules les huttes couvertes de bâches sont de plus en plus nombreuses avec seulement ça et là quelques petites constructions avec la paille pour protéger les enfants contre le soleil et le froid.



A Mugunga I, par exemple, jusqu’au 23 décembre de l’an en cours, le nombre de réfugiés, annoncé par David Baeni, gestionnaire de camp et agent l’ONG Première urgence, une structure qui s’occupe de la sécurité dans le site, précise que Mugunga I compte aujourd’hui 6 mille 64 ménages.


Ce nombre de déplacés se justifie par la fuite des atrocités commises par les groupes armés opposés les uns aux autres qui sèment toujours l’effroi dans les territoires Masisi et Walikale, à l’ouest de Goma où règnent les guerres, taxes, viols et enrôlements forcés du M23 à l’instar de Rutshuru à 70Km au Nord de Goma, fief du M23.



En majorité, dans les dires, les déplacés ont besoin de la paix pour qu’ils rentrent dans leurs entités respectives où ils peuvent travailler et produire dans les champs au lieu d’attendre sur fil d’attente, le les dons de la part des ONG locales et internationales.

-JDH Goma

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